Ferréol Mayoly dans L'Opinion : et si votre plus grand risque numérique n'était pas un piratage
Ferréol Mayoly, Président de TAKOMA, signe une tribune libre dans L’Opinion. Un texte direct, sans concession, qui pointe une menace que la plupart des organisations ne savent pas encore nommer.
Le risque que personne ne déclare
Les conseils d’administration cartographient leurs vulnérabilités cyber. Les COMEX votent des budgets sécurité en hausse. Et pendant ce temps, chaque semaine, un expert part à la retraite, sans alerte, sans ticket d’incident, sans ligne dans aucun rapport de risque.
Il emporte avec lui ce qu’aucun système n’a jamais indexé : vingt ans de réflexes opérationnels, la mémoire des pannes réelles, le réseau informel qui débloquait une situation en quarante-huit heures. Ce capital n’apparaît dans aucun bilan. Sa disparition ne se lit que dix-huit mois plus tard, dans des indicateurs dégradés dont personne ne fait le lien avec un pot de départ.
D’ici 2030, un million de départs sont attendus dans la seule industrie manufacturière française. Chacun est un risque opérationnel non déclaré.
L’IA amplifie ce qui existe. S’il n’existe rien, elle amplifie le vide.
Dans sa tribune, Ferréol Mayoly démonte une idée reçue qui progresse dans les COMEX : celle que l’intelligence artificielle réglerait le problème de la perte de savoir. L’IA générative ne crée pas de connaissance — elle exploite celle qui existe déjà, à condition qu’elle soit structurée et gouvernée. Déployer un assistant IA sur un patrimoine de connaissance fragmentaire, c’est construire sur du sable.
Le vrai prérequis à toute transformation numérique, c’est la sécurisation du savoir sur lequel elle doit reposer.
Un sujet de gouvernance, pas un projet support
C’est peut-être la conviction la plus forte de cette tribune : la gestion des connaissances n’est pas un sujet RH ou DSI de deuxième rang. C’est une décision de direction générale, au même registre que la politique de cybersécurité ou la feuille de route IA.
Les entreprises qui tireront le meilleur parti de l’IA dans les cinq ans qui viennent ne seront pas celles qui y auront investi le plus. Ce seront celles qui auront d’abord sécurisé le savoir sur lequel cette IA repose.
La tribune de Ferréol Mayoly est à retrouver sur lopinion.fr ↗
Vous souhaitez approfondir ces enjeux pour votre organisation ? Découvrez notre approche en knowledge management ou contactez nos équipes.


