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Transmission d'entreprise : sécuriser le capital connaissances avant qu'il ne parte

Temps de lecture : 3 minutes.

Dans toute transmission d’entreprise, il existe un risque silencieux et sous-estimé : la perte du capital connaissances implicite — comment l’anticiper et l’éviter.

 

Le patrimoine invisible de l’entreprise

 

Quand on évalue une entreprise en vue d’une transmission, les auditeurs s’intéressent aux actifs visibles : le chiffre d’affaires, les marges, le portefeuille clients, les brevets, les contrats. Ces éléments sont mesurables, comparables, et constituent la base de la valorisation.

Ce qu’ils ne mesurent pas, c’est ce que les Anglo-Saxons appellent « organizational knowledge » : l’ensemble des savoirs qui permettent à l’entreprise de fonctionner au quotidien et qui résident dans les têtes de ses collaborateurs clés.

Comment le fondateur qualifie-t-il un nouveau client avant de lui accorder des délais de paiement allongés ? Quels sont les signaux qui lui indiquent qu’un projet va dérailler ? Pourquoi tel partenaire est-il traité différemment des autres ? Ces informations ne sont dans aucun document. Elles se perdent quand les personnes qui les détiennent quittent l’entreprise.

 

Pourquoi les transmissions fragilisent le capital connaissances

 

La transmission d’entreprise crée plusieurs dynamiques simultanées qui fragilisent la capitalisation des savoirs.

La première est temporelle : entre l’annonce de la cession et la prise effective de poste du repreneur, la fenêtre de transmission est souvent très courte. Les priorités sont ailleurs : due diligence, négociation, financement, communication aux équipes. La transmission des savoirs opérationnels passe après.

La deuxième est psychologique : les cédants sont souvent peu enclins à documenter leur façon de faire. Cela peut arriver par manque de temps, parce qu’ils n’ont jamais eu à le verbaliser, ou parfois parce qu’ils considèrent ce savoir comme leur principale valeur de négociation.

La troisième est organisationnelle : le repreneur arrive souvent avec sa propre vision, ses propres méthodes. La phase de « prise en main » peut court-circuiter la transmission au profit d’une réinvention, parfois pertinente, souvent coûteuse.

 

Comment structurer la transmission des savoirs

 

Une démarche efficace de transmission du capital connaissances repose sur trois étapes.

  • Sécuriser

C’est l’étape de diagnostic : il faut identifier le capital connaissance tacite existant au sein de l’entreprise. Cela passe par des entretiens dirigeants, des analyses de dépendance, pour produire une cartographie exhaustive des savoirs tacites et des relations clés.

  • Organiser

Une fois que le capital connaissance est identifié, il faut formaliser une stratégie de transmission. Ceci ne peut se faire qu’en co-construction avec tous les acteurs : des workshops permettront de produire un guide de mise en œuvre, accompagné de recommandations de méthodologie, transfert, accompagnement…

  • Pérenniser

Une fois que la stratégie est formalisée, il faut s’assurer qu’elle soit pérenne dans le temps avec une appropriation réelle par les acteurs. C’est à cette étape qu’on définit les rôles et les rituels, les indicateurs de suivi pour s’assurer que la mise en place ne s’essouffle pas une fois la passation officielle finalisée. TAKOMA propose un accompagnement personnalisé à l’appropriation, afin de s’assurer de l’ancrage efficace.

 

La transmission d’entreprise est l’un des moments où le capital connaissances est le plus vulnérable… et le moins protégé. Si vous êtes en réflexion sur une transmission à venir, nous pouvons vous accompagner dans cette étape souvent négligée.

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